Le Horla – Maupassant

À la base, Maupassant n’est pas un auteur dont j’affectionne la plume. Il faut dire qu’on ne m’a pas enseigné le meilleur de ses œuvres au collège et au lycée… Mais quand j’ai entendu parler de sa nouvelle Le Horla, je me suis dis qu’elle ferait une lecture parfaite pour Halloween. Et j’avais raison, puisque j’ai frissonné durant ma lecture !

  • Le Horla : Suivi de l’Héritage
  • Maupassant
  • 1887
  • Librio
  • 33 pages
  • 2 euros

Résumé :

Quel est cet être impalpable et mystérieux, cette présence tapie dans l’ombre, prête à bondir pour posséder sa proie? Persuadé que quelque chose le guette, un homme relate dans son journal la traque insensée qu’il entreprend contre cette étrange créature. Et le lecteur assiste, impuissant, à son inexorable chute dans les abîmes de la folie… Inspiré des propres hallucinations de l’auteur en proie à la maladie, Le Horla manie avec un talent redoutable le doute, la démence et l’angoisse qui font de cette nouvelle un incontournable de la littérature fantastique.

Mon avis :

Si vous cherchez encore une lecture qui entre dans le thème de Halloween, je vous conseille d’emblée Le Horla. Très courte nouvelle qui peut se lire en quelques heures seulement, son intrigue principale m’a fait frissonner. Il faut dire que lire Le Horla avant de dormir n’était peut-être pas la meilleure idée du monde ! Car comme le résumé l’indique, dans cette nouvelle, on suit la vie du personnage principal (on ne connait pas son nom), qui bascule la nuit où il sent une étrange présence dans sa chambre, alors qu’il tente de dormir. La nouvelle est écrite sous la forme d’un journal intime – le narrateur nous raconte chaque jour les étranges évènements de sa vie -, ce qui nous lie intiment à ses pensées.

D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, Le Horla est considérée comme une des premières œuvres qui traite de ce que les théoriciens littéraires vont plus tard appeler « l’inquiétante étrangeté ». C’est un principe qui vaut pour les œuvres littéraires fantastiques, c’est-à-dire celles qui ont pour cadre un environnement réaliste, mais où un personnage assite à des évènements qui sortent de l’ordinaire et qui le plongent, lui comme le lecteur, dans une sorte de malaise car le doute demeure sur la réalité ou l’illusion de ce qu’il (croit ?) voit(re).

Je trouve que Le Horla correspond parfaitement à cette définition puisque tout au long de ma lecture, je me suis en effet demandée si le narrateur nous disait la vérité, si on pouvait se fier à sa vision personnelle des choses. Démence, maladie mentale (comme de la schizophrénie) ou réelle existence d’un être invisible mais terrifiant – que le narrateur nomme le Horla -, personne ne le sait. Personnellement, je penche plutôt pour la deuxième option. Mais le mystère demeure tant l’écriture de l’auteur brouille les frontières de l’imaginaire.

La plume de Maupassant est d’ailleurs sublime, simple mais tellement efficace. On est totalement immergés dans les pensés, parfois délirantes, du narrateur. Je ne peux donc que vous conseiller de lire cette nouvelle effrayante mais intelligente à souhait ! La genèse de sa création en vaut également le détour.

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