Les MacCoy, tome 1, L’ogre et le chardon – Alexiane Thill

Cela fait bien des mois que j’entends parler de cette série, sans jamais réussir à la trouver en version papier en librairie. Je dois dire que la couverture et la chronique de mon amie Marine m’ont énormément donné envie de découvrir cette histoire qui, si on en croit la quatrième de couverture, se veut à la fois historique et romantique (bonus : l’Ecosse !). Alors, quand par le plus grand des hasards, j’ai trouvé le tome 1 en grande surface, je n’ai pas hésité une seule seconde à me le procurer, et je l’ai très vite lu par la suite. Retour sur un presque-coup de cœur !

  • Les MacCoy, tome 1, L’ogre et le Chardon Alexiane-Thill-–-Les-MacCoy-Tome-1
  • Alexiane Thill
  • 13 juin 2019
  • Editions Hugo New Romance
  • 615 pages
  • 8.5 euros

Résumé :

Et si les clans d’Ecosse n’avaient jamais disparu ? Et s’ils continuaient à diriger les Highlands à l’insu du reste du monde ? Quand Phèdre arrive à Edimbourg pour respecter les dernières volontés de son père, elle se retrouve malgré elle entraînée dans ce monde de clans et de querelles sanglantes qui lui est inconnu. Recueillie par le fougueux et irascible Caleb, chef du clan MacCoy, elle se révèle bientôt être une pièce maîtresse sur l’échiquier du pouvoir…

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé cette histoire ! Il faut dire que l’intrigue est très originale : on suit Phèdre, une jeune franco-écossaise qui est partie se réfugier et se reconstruire en Ecosse, la terre natale de son défunt père. Alors qu’elle commence son nouveau travail dans un bar branché d’Édimbourg, elle fait la connaissance de Caleb et de son clan, les MacCoy, et entre malgré elle dans un monde de violence, de règles pour le moins archaïques, mais aussi d’histoires et de traditions écossaises extrêmement intéressantes et dont elle ignorait tout. C’est justement ce que j’ai le plus aimé dans ma lecture ; le fait d’être complètement plongée dans une ancienne Ecosse, régie par les rivalités entre les grandes familles du pays – notamment entre les clans des Highlands, tels que les MacKenzie, les Fraser, les Campbell, les MacLeod et les MacCoy, – mais dans notre société moderne et actuelle du XXIe siècle.

En fait, pour tout vous avouer, au début, j’étais quelque peu perplexe par cette histoire qui mélange le passé et ses vieilles traditions (et les comportements qui vont avec) au présent et à sa société du XXIe siècle. Comme Phèdre peut l’être dans les premiers chapitres du roman, j’ai eu du mal à accrocher à ce monde de violences archaïques, sorties tout droit d’une Ecosse du XVIIIe siècle, un peu à la Outlander, mais à la mauvaise époque ! Et du coup, mon côté féministe n’était pas franchement emballé par le comportement des personnages masculins, notamment et surtout envers les femmes.

Mais petit à petit, et comme Phèdre, finalement, je me suis habituée à cette drôle de société secrète, où les clans existent toujours et règnent incognito sur l’Ecosse, qui s’avère être bien plus riche, dense et intéressante qu’on peut le croire en commençant Les MacCoy. J’ai même pris beaucoup de plaisir à découvrir de l’intérieur (grâce au point de vue de Phèdre) la vie des clans, surtout quand il était question des aménagements faits par les hommes du clan MacCoy pour adapter leurs traditions claniques à notre société moderne. Par exemple, j’ai trouvé la manière dont ils vivent, mangent et dorment dans le château du laird du clan MacCoy très intéressante : c’est un mode de vie à la fois traditionnel et moderne, où l’on dort dans un château, chasse sur les terres du laird, parle politique à longueur de journée, mais en même temps, où l’on se déplace en limousine et où il y a le wifi et la télé dans les chambres du château ! J’avais donc vraiment l’impression de lire un roman historique, mais avec notre langage et nos codes à nous. C’était un concept à la fois original et très intéressant à découvrir, surtout pour quelqu’un comme moi qui aime tant l’histoire et l’Ecosse.

D’ailleurs, de même que l’histoire, mon rapport aux personnages a évolué au fil de ma lecture. Comme je vous le disais un plus tôt, au début, je n’étais pas franchement fan des hommes du clan de Caleb et de leur comportement, surtout lorsque Phèdre les rencontre pour la première fois à Édimbourg. Mais petit à petit, je les ai tous trouvés très attachants et intrigants à leur manière. Certains m’ont fait rire, quand d’autres ont réellement piqué ma curiosité. Je pense par exemple à Duncan, le bras droit de Caleb. J’ai beaucoup aimé ses quelques échanges avec Phèdre dans la bibliothèque du château. A ce propos, j’ai lu que le troisième tome de cette série lui était consacré et j’en suis ravie car j’ai hâte d’en apprendre plus sur lui et d’approfondir son passé. Pour ce qui est des autres, j’ai beaucoup aimé leur évolution, que ce soit celle des hommes du clan ou même celle de Phèdre, qu’on suit du début à la fin et qu’on voit donc grandir et se construire de pages en pages, et de chapitres en chapitres. C’est une femme attachante, très forte malgré son passé douloureux, sans pour autant être totalement inaccessible. Je me suis facilement retrouvée en elle, et j’ai partagé nombreuses de ses émotions durant ma lecture, *spoilers* que ce soit la perplexité, l’agacement et la peur lors de sa rencontre avec les clans au début du roman, ou bien les questionnements à mesure qu’on avance dans l’histoire et que le passé de Caleb menace de resurgir, et bien sûr, l’indignation et la douleur à la fin du roman, notamment à la lecture de la grande révélation à propos de Caleb et de son clan. J’ai donc énormément aimé vivre l’histoire à travers son point de vue, bien que je n’aie pas forcément aimé sa romance avec le laird, car j’aurais préféré qu’elle cède moins facilement à ses avances (si on peut appeler cela des avances). *fin des spoilers*

Enfin, je dois saluer la plume d’Alexiane Thill, qui est très fluide et dynamique, de sorte que je ne suis jamais ennuyée durant ma lecture. Même au début du roman, alors que je n’étais pas encore spécialement fan de l’intrigue, je ne pouvais m’empêcher de lire, tant la plume de l’autrice est agréable. Les chapitres ne sont par ailleurs ni trop longs ni trop courts, de sorte que j’avais du mal à lâcher ce livre une fois commencé. Je l’ai ainsi fini très vite !

En bref, je vous conseille chaudement cette histoire si vous êtes comme moi fan d’histoire et surtout d’Ecosse. C’est un roman très original qui se trouve à mi-chemin entre de l’historique et de la romance. La plume est fluide, les personnages et l’intrigue sont intéressants, intelligemment écrits/pensés et évoluent très bien, et il y a de l’action tout le temps ! En plus de cela, la fin donne vraiment envie de lire la suite, tant il y a de révélations et de rebondissements ! Par ailleurs, l’univers si particulier et enivrant de l’Ecosse est présent tout le long : entre descriptions des traditions écossaises, scènes de la vie de clans, histoire de l’Écosse et surtout des Highlands, tout y est pour qu’on soit complètement immergés aux côtés de Phèdre dans l’Ecosse des Highlands.

Pour ma part, ça aurait presque été un coup de cœur si la romance entre Phèdre et Caleb m’avait d’avantage emportée (ceci dit, c’est en partie ma faute : je ne suis plus très friande de romances érotiques). J’ai maintenant hâte de lire le tome 2, qui promet d’être un beau coup de cœur au vu des événements qui risquent de s’y produire !

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