Mes 5 Ghibli préférés ♥

Depuis mon enfance, je suis bercée par les merveilleux films qui composent le célèbre Studio Ghibli. Cet univers, qui m’est à la fois si tendre et si doux, me tient tout particulièrement à cœur, au point que je pense écrire quelque chose à ce sujet sur ce blog depuis quelque temps. Avec la sortie de l’intégralité des films du studio sur la plateforme de Streaming Netflix, j’ai trouvé l’occasion parfaite de me lancer dans un marathon et de vous parler de mes cinq films préférés du studio à ce jour. Cependant, il faut savoir que je n’ai pas encore vu tous les films du studio, c’est pourquoi je pense revenir dessus avec une ou deux chroniques supplémentaires quand le temps sera venu. Maintenant, retournons ensemble en enfance !

  • Le Château dans le Cielfa0c514eb72946b6fb50440bc09408d0
  • Sortie : 2 août 1986
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Pays d’origine : Japon
  • Studio : Ghibli
  • Genre : Animation, fantasy, aventure
  • Durée : 124 mins

Synopsis :

Des pirates du ciel, la « bande de Dora », attaquent une forteresse volante ; ils recherchent une « pierre volante » appartenant à une jeune fille, Sheeta, retenue prisonnière. Cette dernière arrive à s’enfuir pour atterrir chez Pazu, un garçon de son âge. Tous deux découvrent qu’ils ont un point commun : Laputa, une île légendaire flottant dans le ciel. Le père de Pazu l’avait vue de ses propres yeux mais personne ne l’avait cru, le laissant mourir de chagrin ; mais Sheeta a cette « pierre volante » qui conduit jusqu’à l’île. Poursuivis par les pirates et le clan de Muska, l’homme voulant se servir de la jeune fille pour parvenir à régner sur ces terres, les deux enfants devront s’entraider pour y arriver avant eux…

Mon avis :

Pour être tout à fait honnête, j’aurais pu (et l’idée me traverse encore l’esprit) écrire une chronique entièrement consacrée au Château dans le Ciel, tout simplement parce qu’au-delà d’être mon Ghibli préféré, ce film est également un de mes films préférés de tous les temps. Il y a quelque chose de magique et de merveilleux à suivre les aventures extraordinaires de Pazu et Sheeta, ces deux orphelins que le destin a réuni, dans leur quête des plus incroyables pour retrouver le château dans le ciel, Laputa. Amitié, amour, action et émotions, le tout retracé à l’aide d’images époustouflantes et d’une bande-son sensationnelle et inoubliable ; ce film est un merveilleux condensé de ce qu’il a de plus beau comme de ce qu’il y a de plus sombre chez l’homme. Ainsi, à travers ce film, Miyazaki parvient à transmettre des discours féministes et écologistes qui lui tiennent énormément à cœur, et qu’on retrouve notamment dans ses autres films, dessinant de cette façon les contours de l’ensemble de son gigantesque oeuvre. Je vous conseille ainsi très chaudement ce Ghibli, malheureusement trop méconnu du grand public; car il saura vous attendrir par la présence de ses deux jeunes et attachants protagonistes ; vous faire rêver et voyager en compagnie des pirates de l’air et de leur bateau volant ; mais aussi vous faire réfléchir sur des thèmes aussi sérieux et importants que sont ceux de la protection de l’environnement, de la magie de l’enfance, et surtout, du pouvoir effroyable des nouvelles technologiques, en réalité inoffensives quand elles ne sont pas souillées par la main de l’homme.

***

  • Le Voyage de Chihirochihiro
  • Sortie : 20 juillet 2001
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Pays d’origine : Japon
  • Studio : Ghibli
  • Genre : Drame, fantasy, aventure
  • Durée : 124 minutes

Synopsis :

Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique.

Mon avis :

Ce film est considéré comme la plus grande production Ghibli, est connu et aimé de tous. Et j’avoue faire partie de ces gens qui ne peuvent se passer de ce film, tant il me tient à cœur. Le Voyage de Chihiro nous faire vivre une aventure extraordinaire aux côtés de Chihiro, qui se retrouve prisonnière contre son gré dans un monde fantastique et terrifiant. Pourtant, ce film dégage une chaleur et une positivité qui le rendent extrêmement attachant et puissant. Ainsi, si vous ne l’avez pas encore vu, pas de panique : s’il peut paraître loufoque à souhait, il est en réalité terriblement intelligent et cohérent dans sa manière de nous faire comprendre le message transmis par Miyazaki ; celui de la critique du nouveau Japon, qui oublie les anciennes traditions, ou pire encore, qui les fait passer pour des légendes terrifiantes, alors qu’il n’en est rien. C’est ainsi qu’aucun personnage n’est véritablement méchant dans ce film et qu’il exige de regarder au-delà des apparences. C’est pourquoi je conseille à ceux qui ne l’ont pas encore vu de donner sa chance au Voyage de Chihiro, qui est pour moi une très belle aventure qui, par la qualité de sa bande-son et de ses images, est rendue inoubliable.

***

  • Princesse Mononoké OIP
  • Sortie : 12 juillet 1997
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Pays d’origine : Japon
  • Studio : Ghibli
  • Genre : Drame, fantasy, aventure
  • Durée : 134 minutes

Synopsis :

Au XVe siècle, durant l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu’il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.

Mon avis :

Je ne pense pas que ce film puisse plaire à tout le monde, comme c’est le cas de tous les autres Ghibli que je vous présente dans cette chronique, car il est, à la différence des autres productions, légèrement plus violent. Toutefois, pour moi, Princesse Mononoké est un des plus grands Ghibli, étant donné la force des messages qu’il délivre tout au long de l’histoire d’Ashitaka et San, notamment sur la protection de l’environnement et de l’écologie, ou encore sur la force des femmes, thèmes très importants et récurrents chez Miyazaki, et qui constituent le point commun de tous ses films, comme je vous l’indiquais un peu plus tôt. Ainsi, incroyablement puissant et rempli d’espoir, ce film retrace l’aventure de personnages valeureux et inoubliables, qui nous rappellent que le manichéisme que l’on retrouve trop souvent dans les œuvres de fiction a ses limites : ici, personne n’est le méchant ou le gentil de l’histoire, puisque chacun se bat pour ses propres convictions qui, en fonction du point de vue, sont tout à fait cohérentes et justes. Ainsi, et ne serait-ce que pour la puissance de sa bande-son, de ses images et de ses personnages, Ashitaka et San, je vous conseille fortement de (re)découvrir Princesse Mononoké, qui est pour moi un véritable hymne à la nature.

***

  • Arrietty, le petit monde des chapardeursArrietty_fr
  • Sortie : 17 juillet 2010
  • Réalisateur : Hiromasa Yonebayashi
  • Pays d’origine : Japon
  • Studio : Ghibli
  • Genre : Romance, fantasy, aventure
  • Durée : 94 minutes
  • D’après : Le roman de fantasy Les Chapardeurs, écrit par Mary Norton (1952).

Synopsis :

L’histoire se déroule au Japon, en 2010. Les Chapardeurs sont des petits hommes hauts d’une dizaine de centimètres qui vivent sous les planchers en tâchant de ne jamais être vus par les humains. Comme leur nom l’indique, ils vivent de chapardages, mais n’empruntent que le strict nécessaire. Le film relate les aventures de la jeune Chapardeuse Arrietty, 14 ans, et de sa famille logeant dans une maison de poupée, dans un univers plein de dangers. L’arrivée d’un jeune garçon dans cette maison de campagne va complètement transformer l’existence de notre héroïne. Le film s’axe sur la rencontre d’un jeune garçon et d’une jeune fille, ici Arrietty la chapardeuse, et Shô, jeune enfant souffrant venu se reposer une semaine dans cette vieille maison familiale. Leur rencontre est la clé de l’histoire.

Mon avis :

Arrietty, le petit monde des chapardeurs est un des Ghibli qui m’a le plus retournée et chamboulée. Racontant l’histoire de Shô, un enfant malade venu se reposer dans sa maison de campagne, et Arrietty, petite chapardeuse pleine de vie, qui habite dans une maison de poupée, justement située dans la maison de Shô, ce film dépeint avec une justesse et une beauté inouïe le sentiment amoureux, tout en reprenant avec soin mais originalité le cadre du roman fantastique écrit par Mary Norton. Je pense ainsi que ce film, qui est tout à la fois beau, calme et apaisant, est un des plus symboliques du studio, dans la mesure où il représente sûrement le plus justement son esthétique, faite de douceur et de magie, notamment à travers sa représentation de paysages bucoliques et naturels. Aussi apaisant et attachant que ses petits personnages, Arrietty, le petit monde des chapardeurs est une merveilleuse parenthèse enchantée qui nous fait replonger dans le monde de l’enfance, de sa beauté et de ses étés remplis de magie et d’aventures inoubliables. Aussi, ne manquez pas une occasion de regarder ce film, qui, à mon sens, marque véritablement et le mieux possible l’esthétisme du studio.

***

  • Le Château Ambulant15230_6
  • Sortie : 20 novembre 2004
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Pays d’origine : Japon
  • Studio : Ghibli
  • Genre : Drame, fantasy, aventure
  • Durée : 119 minutes
  • D’après : Le roman de fantasy Le Château de Hurle, écrit par Diana Wynne Jones (1986).

Synopsis :

La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lors de l’une de ses rares sorties en ville, elle fait la connaissance de Hauru le Magicien. Celui-ci est extrêmement séduisant, mais n’a pas beaucoup de caractère… Se méprenant sur leur relation, une sorcière jette un épouvantable sort sur Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans. Accablée, Sophie s’enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s’y fait engager comme femme de ménage. Cette  » vieille dame  » aussi mystérieuse que dynamique va bientôt redonner une nouvelle vie à l’ancienne demeure. Plus énergique que jamais, Sophie accomplit des miracles. Quel fabuleux destin l’attend ? Et si son histoire avec Hauru n’en était qu’à son véritable commencement ?

Mon avis :

Pour finir, il me faut vous parler de ce grand film du studio qui, en plus de dépeindre une histoire et des personnages incroyables, est un véritable plaidoyer pour la paix et le pacifisme. En effet, ce film, qui reprend l’intrigue imaginée originalement par Diana Wynne Jones, retrace avec beaucoup de force et une animation époustouflante les aventures de Sophie, jeune fille transformée en vieille dame par un sortilège, et Hauru, jeune sorcier magnifique mais à la réputation terrifiante. En racontant ainsi la quête et l’histoire d’amour de ces deux jeunes personnages que tout oppose, Miyazaki nous offre un magnifique film sur la force de l’amitié, de l’amour et des liens affectifs – qui sont plus forts que tout -, en même temps qu’il parvient à exprimer dans cette histoire fantastique – faite de sorciers, de sorcières et de démons -, son profond sentiment anti-guerre. S’inspirant en effet de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis dans la guerre d’Irak de 2003, Le Château Ambulant représente avec justesse l’horreur et l’injustice de la guerre, en même temps qu’il parvient à contraster ce tableau sombre avec les aventures de Sophie, Hauru, et tous leurs amis, pour montrer, à contrario, ce qui compte le plus dans ce monde, le sentiment capable de réparer tous les maléfices et de mettre fin à toutes les guerres possibles et inimaginables : l’amour. N’hésitez pas à regarder ce film magnifique, qui est surement le plus politique des Ghibli.

 

Mentions spéciales : Mon Voisin Totoro, Le Tombeau des Lucioles, Kiki, la petite sorcière, Le Royaume des chats, Ponyo sur la falaise ♥

15 réflexions sur “Mes 5 Ghibli préférés ♥

  1. Univers parallèles de Millina dit :

    Nausicaa est de loin mon préféré. Il est engagé au niveau écologique et aussi contre les guerres. Il y a tellement de lecture possible de ce film. J’adore. Je n’avais jamais fait le lien avec la guerre d’Irak pour le Château ambulant. C’est un parallèle intéressant. Mon top 5 c’est Nausicaa et la vallée du vent, Princesse Mononoké, Le chateau dans le ciel, Le chateau ambulant et Kiki la petite sorcière.
    Miyazaki est juste superbe, j’aime tellement ces dessins et les multiples de lecture possibles de ces films. Je ne m’en lasserais jamais. 🙂

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s