Nos faces cachées de Amy Harmon : un avis mitigé…

Nos faces cachées, c’est LE livre de 2015. Celui dont j’ai mainte et mainte fois entendu parler. Et comme pour tous les livres qui prennent une ampleur importante et se retrouve soudainement projeté sous les feux des projecteurs, j’ai évidemment décidé d’attendre quelques mois avant de le commencer, histoire que la médiatisation retombe. Je l’ai donc lu en fin de mois de décembre dernier. Et j’y pense encore. J’ai besoin d’en parler et de donner mon avis dessus depuis que je l’ai achevé et tant que cette lecture reste fraîche dans ma mémoire…

Pour commencer, Nos faces cachées, qu’est-ce que c’est ? C’est un roman du genre Young Adult qui a fait fureur aux USA et partout dans le monde, notamment en France, de par le challenge que s’était donné l’auteur, Amy Harmon, de réussir à s’auto-éditer. Challenge qu’elle a réussi. En France, c’est aux éditions Robert Laffont dans la collection R qu’il se voit publié.

 

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  • Nos faces cachées
  • Amy Harmon
  • 2015
  • collection R
  • environ 17 euros
  • 436 pages

Je vous donne le résumé de ce livre bien que je vous conseille, si toutefois vous ne l’avez pas encore lu et souhaiter y remédier, de ne pas en prendre connaissances. En ce moment et pour ce genre de lectures, je me lance sans rien savoir au préalable pour mieux apprécier (ou détester) l’ouvrage en question sans spoilers, rien que de la surprise, et cela me plaît bien.

Résumé :

Ambrose Young était beau comme un dieu. Grand, musclé, les cheveux jusqu’aux épaules et des yeux de braise qui vous transpercent le cœur. Le genre de beauté que l’on retrouve en couverture des romans sentimentaux, et c’est peu de dire que Fern Taylor en connaît un rayon. Elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il était si beau, Ambrose demeurait inatteignable pour une fille comme Fern. Jusqu’à ce qu’il ne le soit plus… ‘Nos faces cachées’ nous conte l’histoire de cinq jeunes hommes qui ont grandi ensemble et qui s’en vont en guerre. Mais un seul reviendra. C’est une histoire de deuil. De deuil collectif et individuel, de deuil de la beauté, de vies brisées, d’identités perdues. L’histoire de l’amour que porte une fille à un garçon en mille morceaux, l’histoire de l’amour que porte ce guerrier meurtri dans sa chair à une fille ordinaire. Mais aussi l’histoire d’une amitié qui vient à bout des pires chagrins, d’un héroïsme qui dépasse sa propre définition. Une version moderne de La Belle et la Bête qui nous fera découvrir avec émotion qu’il y a un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous…

Mon avis :

Ce livre est indéniablement beau. Ses personnages sont tout aussi beaux. Ce dont parle ce livre est également beau. Je ne pourrais jamais le renier. Mais c’est la manière dont l’auteur parle de certains sujets et sa façon de ne jamais aller jusqu’au bout de ses idées, pourtant bonnes, qui m’a exaspérée durant toute la lecture du roman.

Premièrement, je n’ai pas aimé comment l’auteur a exploité un sujet comme la guerre opposant les USA à l’Irak. Cela coulait de sources qu’elle ne s’était pas renseignée sur ce sujet à fond et qu’elle ne le maîtrisait pas et ça a causé des erreurs et tromperies. Et puis, lire ce genre d’événements du point de vue de jeunes adolescents étasuniens…. Comment dire ? Elle a pris un risque en choisissant un sujet politique, sérieux et aussi complexe qu’a été ce conflit et s’est tristement brûlée les ailes. A mon avis, quand on ne maîtrise pas quelque chose complètement, on s’abstient d’en parler dans un livre en balançant vulgairement quelques faits. Cela donne un résultat bâclé et faussé.

Dans un second temps, malgré les très bonnes idées de l’auteur, elle ne sait définitivement pas aller jusqu’au bout. Le fait qu’un protagoniste féminin soit enfin tout ce qu’il y a de plus éloigné de « belle » arrive si rarement, pourquoi donc rompre ce charme dès la moitié du livre ? Ou alors, autant ne pas laisser les deux personnages finirent ensemble, puisque quand Fern n’était pas belle, Ambrose ne s’intéressait pas à elle un seul instant. M’enfin…

En revanche, ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le thème principal de l’histoire. La beauté qui réside en chacun de nous. Qu’il y a un peu de Beau et un peu Bête dans nos êtres. Ce sujet est très bon et originale puisqu’il est rare d’avoir des personnages banales et pour le cas de Fern, laids. Même le beau de l’histoire devient physiquement laid à la fin et j’ai aimé cet aspect !

Ensuite, ce que j’ai vraiment, vraiment aimé ce sont les personnages de ce bouquin. Je m’identifie au quotidien à Fern, je crois avoir trouvé mon double de papier. Ses pensées, ses ressentis et réactions étaient parfaitement en accord avec le personnage, rien ne débordait, tout était bien dosé. Ambrose m’a moins plus que Fern mais à sa manière, je l’ai apprécié. Il est beau de partout et très humain. C’est le bon personnage de l’histoire. C’est un bon protagoniste pour ce genre d’histoire d’amour. Pour finir cette liste de personnage, je suis évidemment obligée de parler de mon coup de foudre littéraire : Bailey. J’ai tout aimé chez lui, son humour, son caractère, le traitement juste de sa maladie, sa vie, tout. C’est un personnage à l’image d’un Augustus Waters mêlé de l’humour et de la personnalité d’Isaac. Il est empli de foi, a de l’espoir quant à sa vie et ne baisse pas les bras. C’est le personnage le plus mur de cette histoire, il sait ce qui est important ou non, ce n’est pas un gamin, lui. Son sort m’a mis en larmes et m’a brisé, c’était le seul personnage de tout ce livre que j’ai aimé à mille pourcents et le voir disparaître avant les derniers chapitres m’a bien attristé. Je n’oublierai également pas d’aborder les amis d’Ambrose, surtout Paul, que j’ai énormément apprécié et dont la mort m’a peiné.

Enfin, pour finir avec cette chronique, un point qui m’a pour le coup bluffé c’est le style d’écriture d’Amy Harmon. Tout en émotions, toujours en grand, vraiment très bon. J’ai surtout aimé découvrir à la fin du roman la signification réelle des titres de chaque chapitres, j’avoue que ça, c’était fort et bien trouvé. Je l’admets. Je n’oublierai pas certaines citations de même, celle qui m’a le plus plu étant : « Tout le monde possède son personnage principal. »

 

Vous l’aurez compris, ce que je n’ai pas aimé dans ce roman, c’est justement de l’avoir aimé alors qu’il a des défauts assez gros. Je déteste être mitigée sur une lecture: j’aime savoir si j’ai aimé ou non un livre et ce n’est pas le cas ici. Evidemment, son thème, ses personnages et le style d’écriture de Harmon m’ont touchés et plus, cela va de soi. Mais son manque de rigueur et sa prise de risque m’ont trop dérangés, je ne donc pourrais pas me prononcer clairement sur ce livre.

 

Je lui mets néanmoins la note de 3/5 . C’est légitime : deux points m’ont chagrinés, trois m’ont globalement satisfaits.

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Un bon moment de lecture.

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